Minneapolis rebels after George Floyd’s death

Minneapolis rebels after George Floyd’s death

Mardi soir, la phrase « Je ne peux pas respirer » a retenti dans les rues de Minneapolis. Des manifestants se sont rassemblés à la suite du meurtre de George Floyd par la police. L’homme noir de 47 ans est mort lundi après qu’un policier blanc, Derek Chauvin, lui ait passé les menottes, l’ait poussé à terre et se soit agenouillé sur son cou pendant plusieurs minutes. Dans une vidéo de l’incident, filmée par un passant, on peut entendre Floyd répéter : « Je ne peux pas respirer » tandis que plusieurs personnes supplient l’officier de se calmer. Il semblerait que la police ait été dépêché sur place car Floyd avait essayé de payer avec un faux billet de 20 dollars dans une épicerie. Il n’était pas armé.

Les autorités ont pris des mesures rapides. Chauvin et trois autres policiers ont en effet été immédiatement licenciés, et le FBI a ouvert une enquête. Pourtant, des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi, et ont marché sans heurt du lieu de la mort de Floyd au troisième commissariat de police de Minneapolis, pour exiger que les officiers impliqués soient poursuivis. Cependant, une fois la foule arrivée devant le commissariat, des tensions se sont déclenchées. Selon le journal Minneapolis Star-Tribune, certains manifestants ont brisé la porte vitrée du commissariat et ont vandalisé le bâtiment ainsi que les véhicules de patrouille. La police a riposté et a tiré des balles en caoutchouc ainsi que des gaz lacrymogènes en direction des manifestants.

Un policier au passé trouble

Aux dernières nouvelles, l’officier Derek Chauvin, aurait fait l’objet de nombreuses plaintes pour inconduite policière. Depuis qu’il a rejoint l’Académie de police de Minneapolis en 2001, il en totaliserait au moins douze, qui vont du recours excessif à la force jusqu’à la violation présumée des droits constitutionnels d’un prisonnier.

Mylan Masson, un officier à la retraite et expert en formation, a qualifié ce nombre d’« un peu plus élevées que la normale« . Mais elle a également souligné le fait que n’importe qui peut déposer une plainte contre un officier pour n’importe quelle raison, et que les officiers en contact régulier avec le public font plus souvent l’objet de plaintes que leurs collègues. Affaire à suivre.

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